Mot du Président

 

L’ARRCO : une association de personnes retraitées plus que prolifique, super dynamique et qui fait toute la place au regroupement diversifié de sa population !

Un des fondateurs de l’association me disait récemment qu’il était un peu surpris de voir comment la relève répondait bien. Je lui ai suggéré que c’est parce que nous nous intéressons à tout ce qui est communautaire et que nous avons été habitués à vivre ensemble les journées de travail pendant de si nombreuses années. Il est donc normal de redonner au groupe, et quelle meilleure manière de le montrer que d’en faire partie tout simplement et de s’y impliquer!

Depuis déjà 20 ans, l’Association des Retraitées et des Retraités du Cégep de l’Outaouais (ARRCO) roule sa bosse et semble plus en santé que jamais. Le secret ? Le changement ! L’association a su s’adapter au groupe et non l’inverse.

Bien entendu, c’est un peu nouveau de compter un si grand nombre de retraitées et de retraités dans notre société. Cela est vrai pour l’ensemble de la province, pour les régions, pour les secteurs de travail et, à plus petite échelle, pour le Cégep de l’Outaouais. Parfois notre situation de retraité nous laisse un peu perplexe, mais fait vite place, pour peu que nous y mettions du nôtre, à des rencontres extraordinaires. Nous redécouvrons les gens sous un angle différent et profitons au maximum de belles surprises, toutes plus étonnantes les unes que les autres.

Les retraitées et retraités du Cégep de l’Outaouais sont déjà plus de 400 et, si toutes ces personnes ne sont pas des membres actifs de notre association, plus d’une sur quatre a payé sa cotisation annuelle et assiste à plusieurs activités au cours d’une année.

Le secret semble tenir dans une diversité d’activités permettant à toutes et tous d’y trouver leur compte.

Celles et ceux qui prennent part à nos trois dîners thématiques annuels (un groupe de plus de 40 personnes) entretiennent des liens provenant de leur appartenance aux départements ou aux secteurs d’emploi où ils et elles travaillaient. Cela se visualise facilement par les regroupements de huit ou neuf personnes autour des tables de la salle à dîner.

Celles et ceux qui assistent à nos déjeuners mensuels (une bonne trentaine de personnes) sont les plus matinaux du groupe et sont toujours tout sourire dès que le café est servi. Ils se regroupent au Pacini du Boulevard St-Joseph que notre association fréquente depuis des années. C’est un mélange plus hétéroclite, mais combien intéressant et différent à chaque occasion.

Les 5 à 7, activité plus récente et suivant un horaire moins prévisible, regroupent une clientèle plus diversifiée, mais qui apprécie particulièrement la découverte de petits commerces locaux que nous nous efforçons toujours de mettre en évidence en parcourant les différents secteurs de la ville (Hull, Aylmer ou Gatineau). On y voit toujours s’y ajouter quelques nouveaux et nouvelles.

Lorsque nous osons innover, par exemple lors des célébrations de notre 20e anniversaire en novembre dernier, alors là « y a du monde à messe » !

Mais ce qui est génial, c’est que peu importe l’occasion, nous retrouvons toujours un bel échantillon de tous les corps d’emploi qui ont été à l’origine de cette vie de groupe. Les enseignantes et les enseignants, par le simple fait de leur nombre, auraient pu prendre tout le plancher. Mais tel n’est plus le cas !

Et c’est ce qui me plaît dans cette aventure. J’ai travaillé en enseignement collégial presque toute ma vie active et j’ai toujours bénéficié au maximum de mes rencontres avec les autres travailleuses et travailleurs des différents corps d’emploi. Quoi de plus naturel ? Issu du secteur technique, je me devais de tenir compte des techniciennes et techniciens en travaux pratiques qui collaboraient à soutenir mon enseignement. J’en ai retiré mille services que j’ai énormément appréciés et qui ont facilité ma tâche. 

C’est pourquoi j’ai toujours milité, et je militerai toujours, pour un rassemblement à composition multiple puisque c’est, à mon avis, le secret pour tirer avantage de la diversité.

L’ARRCO fait une place de plus en plus grande à l’intégration des différents corps d’emploi. C’est un objectif qui fait d’ailleurs partie de nos statuts et règlements.

Alors pourquoi ne pas être plus inclusif ? Après tout, nous avons passé notre vie active ensemble, non ? Je souhaiterais que L’AREF aille dans cette direction et favorise les regroupements des retraitées et retraités provenant de différents corps d’emploi, même si elle prend sa source dans notre appartenance syndicale à la FNEEQ.

Le site Web de l’ARRCO est toujours actif et, à l’instar de l’Association des retraités du Cégep de Trois-Rivières, nous possédons également notre page Facebook. En tant que président, je vous invite à nous y suivre et à y collaborer, voire à vous en inspirer.

Francois Lahaie

Président 2017/2018 ARRCO

 

 

 

 

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